L’importance de la verticalité dans le yoga

La verticalité dans le yoga

 

Pourquoi la verticalité dans le yoga est-elle si importante ?

Vous verrez, dans cet article, que le redressement, la verticalité n’influencent pas que notre corps physique. Cela impacte également très fortement notre énergie, nos émotions et même nos pensées…

 

 

 

 

 

 

L’importance de la verticalité dans le yoga

Les yogis disent que s’avachir garde l’individu dans ses conditionnements, qu’ils soient personnels, familiaux, sociaux, karmiques… Se verticaliser et se tenir droit signifie se libérer de ces conditionnements, appréhender le monde avec plus de recul et en accord avec son véritable soi.

Le redressement est également intimement lié à notre niveau d’énergie. Si vous restez constamment les épaules fermées, le dos voûté, vous aurez tendance à avoir peu d’énergie, à rester dans une attitude de fermeture, à manquer d’entrain et d’assurance pour accomplir les actions nécessaires à une vie épanouie.

Lorsque le dos se voûte et que le corps s’affaisse, le diaphragme perd aussi de son amplitude de fonctionnement. Le souffle se raccourcit et perd sa profondeur, avec les conséquences sur le bien-être et la santé.

 

Verticalité, oui, mais pas rigidité !

En yoga, la verticalité n’a rien à voir avec les habitudes qu’on vous a peut-être inculquées dans votre jeunesse : « Tiens -toi droit ! »  étant souvent synonyme de rigidité, de tensions et de blocages plus que d’une véritable verticalité où l’énergie peut circuler harmonieusement.

Cette éducation au « garde-à-vous » trouve son origine dans la croyance que la verticalité concerne uniquement le corps physique. Il suffirait donc d’aligner les « pièces » du corps correctement les unes sur les autres, et c’est bon …

Or, ce n’est pas si simple. On peut, en apparence, se tenir droit comme un « i ». Et pourtant, on peut en même temps avoir plein de tensions (parfois inconscientes), avoir le souffle court, se sentir stressé voire anxieux.

 

La verticalité : une question physique, énergétique et mentale

Si notre redressement est lié en partie à notre constitution physique, il dépend également et surtout de notre énergie et de notre mental (nos pensées).

Imaginez …

Imaginez différentes circonstances et imaginez ce que vous pouvez ressentir, quel est votre état émotionnel et énergétique et comment alors est votre maintien (votre verticalité) ?

Par exemple :

  • imaginez-vous dans le train bondé aux heures de pointe, un jour de grisaille et de froid, après avoir attendu 30 minutes sur le quai à cause du retard. Que ressentez-vous et comment vous tenez-vous?
  • Imaginez-vous au sommet d’une montagne sous un beau soleil, le panorama magnifique qui s’étend à vos pieds et l’air pur qui entre dans vos poumons. Que ressentez-vous ? Quelles sont vos émotions ? Comment vous tenez-vous alors?
  • Vous êtes convoqué par votre patron. Vous recevez une promotion. Comment vous sentez-vous ? Que vous dites-vous ? Comment vous tenez-vous ?
  • Vous êtes convoqué par votre patron. Vous apprenez que vous allez être licencié. Comment vous sentez-vous ? Que vous dites-vous ? Comment vous tenez-vous ?

 

L’acte volontaire de se redresser influence notre énergie et nos pensées.

Faites l’expérience

Pensez à une situation où vous manquez d’assurance ou de confiance en vous (vous devez aller parler à votre patron pour demander une augmentation, vous devez passer un coup de fil décisif, vous voulez déclarer votre flamme à votre moitié, …).

Si vous êtes intimidé, vous aurez tendance à baisser les épaules, à vous affaisser, à baisser le regard. Pensez alors, à ce moment-là, à bien vous redresser : ouvrir la poitrine en montant légèrement le centre de la poitrine vers le haut, détendre les épaules vers l’arrière, détendre le ventre, garder le regard à l’horizontal. Respirez profondément.

Vous verrez que votre énergie et vos pensées concernant la situation délicate vont automatiquement se modifier.

 

Comment peut-on agir sur la verticalité ?

A travers le corps physique

  • Adapter sa chaise de bureau pour qu’elle soit plus ergonomique.
  • Eviter de s’affaler derrière son ordinateur.
  • Quitter les chaises, divans, fauteuils et s’assoir plus régulièrement en assise de yoga sur le sol
  •  Faire des étirements
  • Faire des postures de yoga
  • Travailler l’ouverture et la souplesse des hanches.

A travers la respiration

  • Penser régulièrement à respirer profondément
  • Faire du pranayama : outil redoutable pour développer beaucoup d’énergie !

 

Ujjayi pranayama, le souffle du vainqueur, version complète

Voici une technique de pranayama particulièrement adaptée pour la verticalité car il nous remplit d’énergie !

assise correcte pour la verticalité dans le yogaPrenez une bonne assise en lotus, demi-lotus, tailleur, posture parfaite.

Posez les mains sur les genoux. Joignez le pouce et l’index.

 

 

 

 

Installez la “contraction de la gorge” : Jalandharabandha : çàd serrez le menton contre la gorge.

Vous pouvez, dans le cadre de cette pratique, tendre les bras pour accentuer cette contraction.

Sur les photos ci-dessous, vous pouvez comparer la position de la tête quand jalandharabandha est fait ou pas. Observez aussi que cette contraction amène les épaules vers l’arrière et ouvre la poitrine vers l’avant et vers le haut.

bhanda pour la verticalité dans le yoga
Ici, il n’y a pas jalandharabandha. Simplement je regarde devant. Ici, jalandharabandha : le menton est serré contre la gorge

Respirez en Ujjayi.

Commencez par expirer complètement.

Inspirez par les deux narines et visualisez le souffle, l’énergie qui monte dans la colonne vertébrale de l’anus jusque la gorge.

Tenez votre souffle à poumons pleins. Visualisez que l’énergie, à partir de la gorge et de la colonne, se répande tout autour de vous et inonde toute votre structure. Visualisez une sphère de + ou – 1.80m tout autour de vous. Et “poussez” l’énergie dans toute la sphère, devant-derrière, en haut-en bas, à gauche-à droite.

Accentuez le jalandhara bhanda pendant la rétention.

 

souffle pour développer la verticalité dans le yoga

Ensuite bouchez la narine droite avec le pouce droit et expirez uniquement par la narine gauche.

 

Faites une pause à poumons vides puis recommencez le cycle.

 

 

Vous verrez que cette pratique, à la fois, redynamise et chauffe le corps mais qu’en même temps, elle apporte beaucoup de calme et défait les tensions.

 

Je vous souhaite une très belle pratique.

Et vous, comment vous tenez-vous au quotidien ? Aviez-vous conscience que votre maintien influence votre énergie et vos pensées ? Laissez vos réflexions dans les commentaires ci-dessous

 

 

7 Comments

  1. lbea

    grippée et obligée d’aller travailler malgré tout, je viens d’essayer et c’est pas mal.
    y a t il un exercice pr chasser la grippe et fatigue ? 😉

  2. Eve Anne

    Bonjour Ibea,
    En soi, le « souffle victorieux » est super pour l’immunité. Mais aussi d’autres souffles comme le bhastrika, surya bedhana, …

    Sinon, vous pouvez essayer des choses comme la salutation au soleil, la demi-lune, les triangles, le chameau, …

    D’expérience aussi, le kapalabathi fait des miracles pour toute la sphère ORL (rhume, sinusite, acouphènes,…)

    Bonne pratique !

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